Soyz et ses écrits

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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 07:46

Ca c'est un poème que j'ai écris à la fin de l'hiver :

Je Tombe

Je tombe, sans maîtrise, dans l'infini céleste
Ne me rappelant que l’amour, oubliant le reste
Traversant les nuages, tel une ombre anodine
Je tombe, impuissant, en ce paysage de ruines
Les nuages sont gris, le ciel est sombre
Je tombe
 
Se dessine, peu à peu, un paysage défini
Des flammes, des décombres, infinis
Étourdi, je tourne, je tombe
Je m’écrase parmi les décombres
Incapable de bouger, suffocant
Je meurs, je crache le sang
 
Immobile, fixant le ciel
Je ne fais que penser à elle
Oubliant la vie, oubliant la mort
Oubliant mon propre sort
Je la vois, de mon regard rêveur
Je meurs

 



7/10
Par Soyz - Publié dans : Poèmes - Communauté : L'âme du poète
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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 07:47

 


Ce poème je l'ai écrit il y a quelque temps. Il est un peu sombre...

Tombe la pluie
 
Car se referment les blessures et sèche le sang
Car tombent les larmes et viennent les pleurs
Car retombe la pluie et verdissent les champs
Torture le monde le départ de ceux qui meurent
 
Et qui malgré l’amour jamais ne reviennent
Après cette longue attente, malgré tout ce temps
Et nous envahit en un bref instant la plus grandes des haines
Que l’on crie sans retenue au dieu tout puissant
 
Car sera pris par le néant tous ceux que l’on aime
Car tous disparaîtront aujourd’hui ou demain
Car sera pris nos cœurs par le tourment et la peine
Embrassent la vie détresse et chagrin
 
Car nous sommes destinés à la torture de la mort
Car elle frappera malgré nos religions et nos croyances
Car même la gentillesse la nuit venue s'endort
N’embrasse la vie ni raison ni sens
 
Car disparaît le soleil lorsque vient le soir
À chaque nuit devrions-nous allumer un feu
Car sont incertains tous les aux revoirs
À chaque jour devrions-nous dire adieu

Car n’est nul existence qui ne connaîtra le chagrin
Car n’existe nul océan qui n’ait de rivage
Car n’existe nul ouvrage qui n’ait de fin
Je blâme le ciel et maudit les nuages
 
Car il n’y a pire souffrance pour ceux qui restent
Que de voir partir ceux qui ont toujours demeuré
Car nul sur terre ne désir cette tristesse
Je blâme la vie de nous la donnée

 



7/10
Par Soyz - Publié dans : Poèmes - Communauté : L'âme du poète
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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 07:49

Ce poème ci je l'ai écri il n'y a que quelques jours :


Sans Prévenir
 
Car nous ignorons l’heure de notre mort
Car tout peut changer en un seul instant
Car peut frapper la peine sans l’annoncer d’abord
Vivons toute seconde tel un mourant
 
Car est accablante la douleur du deuil
Car toutes nos paroles peuvent être les dernières
Car chaque action peut mener au cercueil
Soyons prompt au sourire, taisons la colère
 
Car un au revoir peut être un adieu
Car vient la vie d’abord et la mort en deuxième
Malgré toute chose, agissons pour le mieux
Ne négligeons jamais ceux que l’on aime
 
Car la vie se brise si rapidement
Oublions hier, ne pensons qu’à demain
Vivons pleinement chacun de nos instants
Ne reculons jamais, poursuivons notre chemin
 
Car nos dernières paroles dites à un mort
Hanteront à jamais nos pensées
Car nous poursuivront toujours et encore
Les derniers mots d’une personne aimée
 
Car en une courte absence, en une seule minute
Bien des choses peuvent arriver
Un accident, une simple chute
Taisons la colère, mettons-la de côté
 
Car la vie se brise si rapidement
Car toutes nos paroles peuvent être les dernières
Car tout peut changer en un seul instant
Car la vie n’est que passagère
Profitons-en 


8/10
Par Soyz - Publié dans : Poèmes - Communauté : L'âme du poète
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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 07:51

Ca c'est une chanson plutôt longue... habituellement les longues lectures à l'ordinateur me découragent... mais bon... et j'ai laissé tout les refrains, ça paraît donc plus long...

Le Royaume d'Olodan

J'étais un fils de la robuste terre d'Olodan
Royaume qui perdait à chaque jour un peu de son sang
La guerre durait depuis bien avant ma naissance
Mais l’ennemi semblait avoir gagné de la puissance
 
J'étais né en même temps que cette querelle
Et j’allais, semblait-il, mourir avec elle
 
Mon royaume réclamait mon soutien
Il me fallait quitter ma femme et les miens
L’Olodan appelait tous ses soldats
Nous partions tous pour l’ultime combat
Nous devions quitter nos cités, nos maisons
Nous étions mobilisés pour le dernier des affronts
 
Nous allions combattre jusqu'à perdre la vie
Nous, nobles fils d’Olodan, humbles guerriers
Jamais nous n’allions laisser cette terre à l’ennemi
Tant que l’un des nôtres tiendrait sur pieds
 
Mais sachant la guerre déjà perdue
Nous allions rendre à l’ennemi ce qui lui était du
Nous allions montrer aux prix de tous nos combattants
Qui étaient les fils d’Olodan

Je promis à ma femme de revenir vivant
Ignorant ma peur et mes nombreuses craintes
Malgré mes yeux humides et mon corps tremblant
Elle ne devina pas que ma certitude était feinte
 
Je quittai ma cité en retenant mes larmes
Je me sentais écrasé par le poids de mes armes
Je ne voulais pas me tourner et voir ma femme
Je ne voulais pas revoir ses yeux et son visage
Je sentais déjà que me manquait le courage
La tristesse m’envahissait jusqu’au fond de mon âme
 
Jamais je n’avais quitté ma cité
Et maintenant chaque pas m’en éloignait
De plus je ne pouvais m’arrêter
Sachant que je n’y reviendrais jamais
 
L’épée à la taille et le bouclier dans le dos
Nous marchâmes longtemps et sans repos
Ralenti par le poids de mon cœur
Lourd de tourment et de douleur
Je me rendais en terre occidentale
Nous allions tous défendre la capitale
 
Nous allions combattre jusqu'à perdre la vie
Nous, nobles fils d’Olodan, humbles guerriers
Jamais nous n’allions laisser cette terre à l’ennemi
Tant que l’un des nôtres tiendrait sur pieds
 
Mais sachant la guerre déjà perdue
Nous allions rendre à l’ennemi ce qui lui était du
Nous allions montrer aux prix de tous nos combattants
Qui étaient les fils d’Olodan

N'oubliant pas ma promesse
L'image de ma femme imprimée dans le cerveau 
 
J’arrivai à la grande forteresse
Où après quelques heures de repos
L’on nous fit repasser la porte de la muraille
Nous devions combattre sur le champ de bataille
 
Nous n’étions que cent mille combattant
Les derniers guerriers du royaume d’Olodan
Les seul survivant de ce temps meurtrier
Loin de nos femmes et de nos foyers
 
Immobiles, silencieux, le corps raidi par la peur
Nous pouvions entendre les battements de nos cœurs
Il n’y avait nul nuage, il n’y avait pas de vent
Nul part, pas le moindre mouvement
 
Nos yeux guettaient les prairies
Cherchant le moindre signe de l’ennemi
Nous attendions tous dans l’ombre
Qu’arrive l’ennemi en surnombre
 
Nous allions combattre jusqu'à perdre la vie
Nous, nobles fils d’Olodan, humbles guerriers
Jamais nous n’allions laisser cette terre à l’ennemi
Tant que l’un des nôtres tiendrait sur pieds
 
Mais sachant la guerre déjà perdue
Nous allions rendre à l’ennemi ce qui lui était du
Nous allions montrer aux prix de tous nos combattants
Qui étaient les fils d’Olodan
 
Soudain se fit entendre le chant de nombreux cors
Arrivait l’armée rivale qui apportait la mort
Ils étaient imperceptibles dans la pénombre
Mais le son de leur pas laissait deviner leur nombre
 
Devant, se dressa soudain un océan de soldats
Imposants, puissants, disciplinés au combat
Le son de leur pas résonnait dans la vallée
Le dernier des affronts allait débuter
 
Huit cent mille guerriers crièrent d’une forte voix
« Gloire ! Pour les fils de dieux, nobles soldats »
Leur cri résonna fortement, tel la voix du créateur
Nous glaçant le sang jusqu’au fond de nos cœurs
 
Je fus envahi par la peur et l’inquiétude
J’allais mourir j’en avais la certitude
Jamais je n’avais vu une telle armée
Déjà je savais que nous ne pouvions gagner
 
Nous allions combattre jusqu'à perdre la vie
Nous, nobles fils d’Olodan, humbles guerriers
Jamais nous n’allions laisser cette terre à l’ennemi
Tant que l’un des nôtres tiendrait sur pieds
 
Mais sachant la guerre déjà perdue
Nous allions rendre à l’ennemi ce qui lui était du
Nous allions montrer aux prix de tous nos combattants
Qui étaient les fils d’Olodan
 
Soudain les trébuchets de l’ennemi lancèrent d’immenses pierres
Détruisant les remparts, abattant les tours et broyant la chaire
Une volée de flèches partit de la muraille
Faible riposte du peuple d’Olodan
Je ne pouvais attendre, il fallait que j’y aille
Je chargeai vers l’ennemi, tête basse et lame devant
 
Les hommes d’Olodan me suivirent, poussés par mon audace
Nous attaquâmes l’ennemi tels des bêtes voraces
Le sol fut coloré par le rouge du sang
Ce fut le sang de l’ennemi qui colora le champ
 
Nous combattions, désespérés
Les cris résonnaient dans la vallée
La souffrance saturait l’air
Nous entourait la mélodie de la guerre
La peur se faisait distante
Je ne pensais qu’à tuer
La bataille se faisait violente
Les hommes ne cessaient de tomber
 
Nous allions combattre jusqu'à perdre la vie
Nous, nobles fils d’Olodan, humbles guerriers
Jamais nous n’allions laisser cette terre à l’ennemi
Tant que l’un des nôtres tiendrait sur pieds
 
Mais sachant la guerre déjà perdue
Nous allions rendre à l’ennemi ce qui lui était du
Nous allions montrer aux prix de tous nos combattants
Qui étaient les fils d’Olodan
 
La muraille céda soudain sous le poids de l’ennemi
La guerre croyaient-ils était déjà finie
L’armée pénétra la cité
Tuant les hommes, brûlant tout, avec une cruauté efficace
Mais nous continuèrent de tuer avec avidité
Nous sommes une race fier, fier de notre race
Combattant jusqu’au néant
Nous sommes les fils d’Olodan
 
J’étais couvert de blessure et avait environ perdu la vue
J’étais recouvert de sang et ne pensais presque plus
Tuant sans cesse les soldats de l’armée ennemis
Je ne cessais de détruire des vies
 
Soudain une flèche me transperça le dos
Je tombai sur le sol, étendu, le visage dans l’eau
Je me relevai d'un effort pénible
Un archer avait fait de moi sa nouvelle cible
 
J’arrachai la flèche et relevé mon épée
Une lame me fit soudain cracher mon sang
Je retombai sur le sol, incapable de me lever
Je sentais déjà la mort venir
Je ne pouvais tenir ma promesse, mon serment
Je ne pouvais revenir
 
Une autre flèche vint m’achever
La bouche ouverte, couvert de sang, je cessai de bouger
J’avais mentit à la femme que j’aimais tant
Jamais je n’étais revenu, ni mort, ni vivant
 
Nous avions perdu, l’ennemi avait gagné
Mais de leurs huit cent mille hommes, de leur grande armée
Ne restaient qu’une centaine survivant
Huit cent mille hommes avaient été tués par les fils d’Olodan
 
J’ai combattu jusqu'à perdre la vie
Moi, noble fils d’Olodan, humble guerrier
Jamais je n’ai laissé cette terre à l’ennemi
Tant que j’eus tenu sur mes pieds
 
Sachant la guerre déjà perdue
J’ai rendue à l’ennemi ce qui lui était du
J’ai montré aux prix de mon existence
La fierté d’Olodan et sa puissance 


6/10
Par Soyz - Publié dans : Chansons - Communauté : L'âme du poète
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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 08:00

Ceci est le poème que j'ai écrit à ma blonde avant de sortir avec. Il est utile de savoir qu'il était prévu que je déménage loin d'où j'habitais.

Incertain

Tendrement étreint
Couché côte à côte

Main dans la main
Les yeux dans ceux de l’autre
 
Je resterais ainsi
Sans jamais me lasser
Je passerais ma vie
À t’écouter parler

Simplement parler
 
Couché à tes côtés
Je peux entendre mon cœur battre de joie
J’oublie tout, je ne pense à rien
Je ne pense qu’à toi
Le passé est derrière et l’avenir est lointain
Pour moi n’est important
Que l’instant présent
Je n’ose faire plus que de te regarder
De m’asseoir près de toi
De te parler
Et d’écouter ta voix
 
Et lorsqu’il est temps de partir
Je regrette, je m’en veux
D’avoir été incapable de te dire
De ne t’avoir dit si peu
 
Je pense à toi
À ton sourire, à tes yeux
Je t’imagine, je te vois
Je pense à nous deux
 
Et puis me viens des pensés incertaines
J’ignore tes sentiments, j’ignore si tu m’aime
Je n’ose avouer si rapidement t’aimer
En si peu de temps, une seule soirée
 
Je refuse de voir l’avenir
Je ne veux qu’oublier
Je refuse de partir
Je ne veux que rester
 
Comment ai-je pu si rapidement aimer ?
Je sens que me martyrise la vie, qu’elle me torture
Je veux être à tes côtés
Mais me contraint le futur
 
Je m’attache, je m’accroche
Incertain, je désire rester
Quitter mes proches
Pour pouvoir t’aimer
 
Je ne veux pas passer à côté
Au cas où mes sentiments sont partagés
J’ignore tout, je ne sais rien
Mais malgré l’humiliation
Je me risque à poser la question
M’aimes-tu… un peu du moins ?

 



5/10
Par Soyz - Publié dans : Poèmes - Communauté : L'âme du poète
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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 08:04

Cette chanson était à l'origine un poème auquel j'ai rajouté un refrain.



Je ne suis que peu
 
Une longue plainte, quelques larmes contagieuses
Le regard embrouillé, je te serre contre moi
Le chagrin m’envahit, la peine me creuse
Mais encore, je demeure sans voix
 
Pourtant je cris plus que ne le tolèrent mes poumons
J’hurle ma colère, j’hurle ma peine
Mais je ne suis que vagabond
Et jamais princesse ne sera mienne
 
Mais la simple pensée de te dire adieu
M’envahie de peine et de tourment
Savoir que jamais plus, nous serons tous deux
Est comme d’assister à ton enterrement
 
Je te serre contre moi
Mes larmes coulent le long de ma carcasse
Pour la dernière fois
Je te serre et je t’embrasse
 
Je me sens mourir
Je sens mon cœur qui faiblit
Nous sommes les martyrs
D’un amour interdit
 
Je cris plus que ne le tolèrent mes poumons
J’hurle ma colère, j’hurle ma peine
Mais je ne suis que vagabond
Et jamais princesse ne sera mienne
 
Je ne suis ni un prince, ni un roi
Je suis minable, même parmi les miens
Je ne suis que moi
Je ne suis rien
 
Tu es une reine, une princesse
Tu es belle parmi les dieux
Tu vie dans la richesse
Et je ne suis que peu
 
Mes pensées s’effritent, mon cœur s’envenime
Tandis que dure notre dernier baiser
Nous sommes tous deux victimes
D’un amour insensé
 
Je cris plus que ne le tolèrent mes poumons
J’hurle ma colère, j’hurle ma peine
Mais je ne suis que vagabond
Et jamais princesse ne sera mienne
 
Puisque demain, nous serons séparés
Nous retardons l’heure où je m’en vais
L’heure où tu retourne en ton palais
L’heure à laquelle je dois te quitter
Pour ne jamais revenir
 
Rester est illusoire
Te quitter est la pire des souffrances
Comment pourrais-je ne plus te voir ?
Sans en subir les conséquences
 
Je ne suis que peu
Tu es tellement
Et je te dis adieu
Amour aberrant
 
Je cris plus que ne le tolèrent mes poumons
J’hurle ma colère, j’hurle ma peine
Mais je ne suis que vagabond
Et jamais princesse ne sera mienne
 
Mon cœur s’émiettera
Je tairai le présent
Oubliant la joie
Oubliant le temps
Ne voyant que toi
Je mourrai peu à peu
Seul et malheureux
Je ne suis que peu

 



5/10 
Par Soyz - Publié dans : Chansons - Communauté : L'âme du poète
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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 08:11


Cette chason ci je l'ai écrite avant le royaume d'Olodan. Elles ont environ la même longueur :


Traqué par la mort
 

Nous habitions dans un petit coin
Perdu dans un labyrinthe sans vie de maigres conifères
Éloigné de tout centre urbain
Nous habitions dans un beau petit coin d’enfer
 
Sévissait la sécheresse depuis de nombreux mois
Et sans eau disparaissait toute nourriture
Partout dans les cimetières s’ajoutaient de nombreuses croix
Nous habitions en un lieu de torture
 
La mort était notre habitat
 
Les bêtes affamées dévoraient les enfants et les mères
Les corps méconnaissables pourrissaient sur les trottoirs
Les rats et les corneilles grignotaient leur tendre chaire
Et de nouveau répandaient la peste noire
 
Ma mère était depuis longtemps morte du jadis scorbut
Et jamais je n’avais connu mon brave père
Notre famille entière avait disparue
Ne restait que moi et mon pauvre frère
 
Peu à peu l’herbe sous nos pieds devenait sèche
Et nous avions décidé de quitter cette terre
Que ce soit en char, à pied ou en calèche
Nous voulions quitter l’enfer
 
Et nous partîmes sans provision vers les noires montagnes de l’est
Grande muraille infranchissable protégeant les saintes terres
Où étaient depuis longtemps éteints le scorbut et la peste
Qui en mon village répandaient la mort et la misère
 
Et marchant dans un désert de ruines parsemé de tombes
Nous vîmes derrière nous un petit point à l’horizon
Nous suivait un homme qui semblait d’un autre monde
Portant la chemise, la cravate et le veston
 
Mais du sang coagulé colorait son visage
Et dans son sourire se lisait la démence
Ce voyait dans ces yeux la violence et la rage
Il semblait empreint d’une colère immense
 
Refrain 1 :
Son image brouillait mes pensées, ma vision
Un visage menaçant déformé par la colère
Des cheveux roux et un regard sévère
L’homme nous traquait tel un affreux lion
 
Effrayés de son allure nous prîmes la fuite
Se faufilant derrière les nombreux débris
Mais encore l’homme était à notre poursuite
Semblant en vouloir à nos misérables vies
La peur nous poussant à la course
Nous tentâmes de le sommer lui qui préférait la marche
Mais derrière nous se voyait toujours la crinière rousse
Déformant le paysage tel une étrange tache
 
Refrain 2 :
Mon cœur me lacérait la tête
Mes poumons recrachaient un air glacé
Et inspiraient la mort
Mes pensées perdues dans une tempête
Mon faible corps partout blessé
Je courrais toujours et encore
 
Et ne le voyant plus lorsque vint le crépuscule
Nous crûmes innocemment à la victoire
Mais nous étions tous trois dans la même cellule
Enfermés dans la prison qu’étaient les montagnes noires
 
Et mon frère trépassa à mes côtés la nuit même
Étranglé par l’homme surgi du néant
Ce fut ruisselant de sueur et le teint blême
Que je pris fuite vers les montagnes d’orient
 
Refrain 1 :
Son image brouillait mes pensées, ma vision
Un visage menaçant déformé par la colère
Des cheveux roux et un regard sévère
L’homme me traquait tel un affreux lion
 
Refrain 2 :
Mon cœur me lacérait la tête
Mes poumons recrachaient un air glacé
Et inspiraient la mort
Mes pensées perdues dans une tempête
Mon faible corps partout blessé
Je courrais toujours et encore
 
Plongé dans la cruauté de la solitude
J’étais le dernier être de ma ligné
Et n’importait le nord ou le sud
Puisqu’il viendrait pour me tuer
 
Car, de nouveau un simple point dans le désert,
Il me suivait sans faute à sa nouvelle tâche
Malgré ma fuite solitaire
Malgré ma course sans relâche
 
Il me suivait sous le soleil et la lune
Ignorant tel une machine la fatigue et la faim
Et perdu dans un labyrinthe de malchance te d’infortune
Plus que tout j’espérais semer cet horrible assassin
 
Je pleurais encore la mort de mon pauvre frère
Mais devais sans arrêt progresser sur ces plaines de débris
Plus aucun chemin ne m’était prospère
Ce monde de ruine semblait infini
 
Refrain 1 :
Son image brouillait mes pensées, ma vision
Un visage menaçant déformé par la colère
Des cheveux roux et un regard sévère
L’homme me traquait tel un affreux lion
 
Le semer était impossible sans chemin ni voie
Et ce désert n’offrait autre cachette que les tombes habitées
Ne me restait plus que la fuite par les bois
Les bois que l’on disait austères et hantés
 
Je plongeai donc dans l’ombre des arbres
Où je progressai sans le moindre arrêt
Espérant fuir cet homme macabre
Qui malgré sa lente vitesse me rattrapait
 
Refrain 2 :
Mon cœur me lacérait la tête
Mes poumons recrachaient un air glacé
Et inspiraient la mort
Mes pensées perdues dans une tempête
Mon faible corps partout blessé
Je courrais toujours et encore
 
En ces bois n’y avait que faible lumière
Et les lâches racines me faisaient perdre pied
Les branches piquantes lacéraient ma chaire
Je n’avais encore aussi lentement progressé
 
C’est soudain que je le vis à quelques mètres de moi
Avec à la main un couteau d’argent
Il s’approchait d’un pas maladroit
Sur le visage un rouge récent
 
Refrain 1 :
Son image brouillait mes pensées, ma vision
Un visage menaçant déformé par la colère
Des cheveux roux et un regard sévère
L’homme me traquait tel un affreux lion
 
Je courus vers les ténèbres
Fuyant la mort à mes talons
Fuyant cet homme démentiel
Fuyant ce démon
 
Mais je courrais vers la mort
 
Refrain 2 :
Mon cœur me lacérait la tête
Mes poumons recrachaient un air glacé
Et inspiraient la mort
Mes pensées perdues dans une tempête
Mon faible corps partout blessé
Je courrais toujours et encore
 
Un bruit sourd raisonnant faiblement
Un œil rayonnant dans la noirceur
Derrière moi un faible sifflement
La forêt était pleine de prédateurs
 
Surgit soudain devant moi un ours vorace
L’écume à la bouche et les griffes frappant l’air
Un coup dans les côtes puis dans la face
Je m’effondrai sur un arbre puis tombai par terre
 
Tandis qu’il reniflait l’odeur de mon sang
Je me levai soudain et frappai son museau
Puis je courus vers la liberté, l’orient
Fuyant ces griffes et ces crocs
 
Du sang dessinant les marques de mon passage
Je courus sans regarder derrière
Puis je vis son horrible visage
Et son regard sévère
 
Refrain 1 :
Son image brouillait mes pensées, ma vision
Un visage menaçant déformé par la colère
Des cheveux roux et un regard sévère
L’homme me traquait tel un affreux lion
 
Épuisé je m’en fus dans des herbes hautes
Des herbes solides d’un noir profond
Me lacérant le bras, les jambes et les côtes
Mon sang coulait en de nombreux sillons
 
Aussi blême que la lune je m’effondrai sur le sol
Arriva derrière moi mon horrible poursuivant
Qui resserra sa cravate et replia son col
Tout en laissant entendre un rire menaçant
 
J’étais sans aucun doute prisonnier du véritable enfer
Ici erraient sans but les âmes solitaires
Souffrant continuellement de leurs anciens pêchés
Et se trouvait derrière moi le maître de cette terre
Et moi qui voulais à jamais la quitter
Voilà que mon corps y serait pour l’éternité
 
Deux mains meurtrières s’abattirent sur mon cou
Me levèrent du sol et me tinrent debout
Perdant tout mon sang et cherchant mon souffle
Mes yeux se fermèrent et je vis ma destination
De blancs nuages au-dessus d’un obscur gouffre
Je quittai enfin la demeure du démon
Adieu pays de souffrance et de misère
J’ai enfin rejoint les saintes terres 


7/10
Par Soyz - Publié dans : Chansons - Communauté : L'âme du poète
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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 08:16
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Ca c'est le premier chapitre d'un texte que je m'amuse à écrire et qui s'appelle : Monseigneur De Parisbourg. C'est un texte humouristique quelque fois grossier qui ne fait rire que la moitié de ceux qui le lise. Moi je l'aime bien, ainsi que mes amis. Les chapitres sont délibérément courts. Pour les dialogue je ne savait pas quoi faire alors j'ai mi des puces.


Chapitre Premier
La bataille
 
Henry se leva avec la même idée que lorsqu’il s’était endormi : « J’ai vraiment envie de pisser, je devrais peut-être y aller tout de suite ». Il abaissa le pied du fauteuil et s’habilla en vitesse. Aujourd’hui avait lieu le mariage de sa plus jeune et unique fille, Élisabeth, communément surnommée Jacqueline.
Henry, par plusieurs surnommé Monseigneur, vivait dans un château de milieu rural en Phrance, terre voisine d’Angletaire, et il était le seigneur du petit village de Parisbourg. Il se rendit à sa chambre pour saluer sa femme et l’un de ses meilleurs amis, Phrançois.
-         Salut à vous et bon matin, debout Paulette, debout Phrançois, dit-il, ouvrant les rideaux. Le soleil est déjà presque levé et la lune aura bientôt disparut… dans quelques heures tous au plus.
-         Mais, s’écria Paulette, nous ne sommes couchés que depuis deux heures.
-         Oui, tu as raison ma belle Paulette, mais ferme ta maudite gueule. Tu sais très bien que lorsque je souffre d’insomnie, il me faut réveiller toute la maison. Je vais voir Élisabeth, bon matin.
Et il sortit de la pièce.
Élisabeth, étant trop anxieuse la veille, s’était couchée dans la nouvelle voiture de sa mère. Henry, une fois arrivé à celle-ci, dit au valet de signaler sa présence. On lui ouvrit la porte et sa fille lui fit place.
-         Ce que c’est grand ici, ta mère a encore grossi ?
Élisabeth ne dit rien.
-         Salut ma belle Jaqueline, j’espère que tu es heureuse, car aujourd’hui est un grand jour pour toute la famille, repris Henry.
-         Tu le penses vraiment ?
Elle le regarda avec l’un de ses plus beaux regards.
-         Quoi, dit Henry, que tu es belle, bien sur que non, mais George t’aime c’est ce qui compte.
-         Crois-tu vraiment que ce jour est… Il se nomme Frédéric !
-         Quoi, que dis-tu ?
-         Il se nomme Frédéric, George est mon frère.
-         Oui, tu as raison, du moins, c’est ce qu’on est en train de me dire à l’oreille. Tu sais, je suis vraiment très heureux pour toi.
Élisabeth resta un moment sans parler, elle semblait émue.
-         Je t’aime papa, ce que j’ai envie de te serrer dans mes bras !
Et elle le caressa fortement.
-         Oui, je te comprends, ce que j’ai envie de pisser, moi !
Et ils pleurèrent ensemble.
 
Henry resta un instant avec Élisabeth avant de profiter de son sommeil pour partir en silence. Il entra par l’entré principal du château et se rendit à la chambre de son fils. Comme à chaque matin, quoique le soleil n’était pas levé, il se devait de lui faire une petite blague, mais cette fois, il ne se déguiserait pas en monstre, pas aujourd’hui. Il enfila le linge de Phrançois et mit une longue perruque brune. Il se regarda dans le miroir, parfait, il ressemblait en tout point à son ami.
-         George, l’heure est grave, s’écria-t-il fortement, entra dans la chambre de son fils.
-         Quoi, qu’y a-t-il Père, s’écria George, bondissant de son lit et brandissant une épée rapidement décrochée du mur.
Henry le regarda quelque temps, déçu.
-         Co… comment tu as fait pour… pour me reconnaître, demanda-t-il tristement.
Il enleva la perruque
-         Hein… Quoi… Henry… Henry c’est… euh Père, c’est vous, bafouilla-t-il. Hum ! Je vous ai reconnu par… par… par le…
-         Par le son de ma voix ?
-         Oui… exactement… et vous ne m’avez pas appelé petit perdant… Mais la ressemblance avec Phrançois est immense, j’aurais pu me méprendre, si je n’étais votre… fils, ajouta-t-il, s’essuyant le front et fixant le plancher.
-         Et bien je suis fier de toi mon gars, tu es vif et intelligent, et sais-tu, si jamais je me retrouvais commandant à la guerre, tu serais mon officier le plus haut placé.
-         Vous parlez sérieusement Père, demanda George, je veux dire, vous pensez vraiment ce que vous dites.
-         Qu’est-ce que ça peut bien foutre ce que je pense, ce n’est pas important.
Un court silence s’installa.
-         Ce qui est important, reprit Henry, c’est… toi.
-         Moi ?
-         Euh… en fait, non. Je dirais plutôt que ta sœur est importante et que tu ne vaux pas de la merde, mais ne changeons pas de sujet, veux-tu ? Allez viens ! Il est bientôt l’heure de s’entraîner à l’épée, que dirais-tu de prendre cinq heures d’avance ?
Et il se dirigèrent vers la cour arrière.
 
Ayant terminé l’entraînement, Henry et George prirent le petit déjeuner que leur avait préparé Élisabeth, car bientôt, elle le ferait à chaque matin pour Frédéric, avant que celui-ci ne devienne seigneur.
-         Délicieux ces œufs, complimenta George, je t’en félicite.
Élisabeth rougit.
-         Qu’est-ce que c’est, demanda Henry, levant devant son visage ce qui semblait être de la viande.
-         C’est du porc, il m’a fallut deux heures pour préparer la sauce et trois…
-         C’est dégoûtant… que l’on donne mon assiette à Rex, moi je serai aux toilettes.
Il se leva puis se retourna vers Élisabeth.
-         Les assiettes étaient très bien placées sur la table et… je veux que tu sache que… ta mère t’aime beaucoup.
Un homme entra en courrant dans la pièce.
-         Monseigneur, dit-il rapidement, nous sommes attaqués, les Shinois nous attaquent. Les villageois se dirigent déjà vers les portes de la muraille, que faut-il faire ?
Henry sembla réfléchir un instant.
-         J’en sais foutre rien moi, mais pour qui me prenez-vous sale imbécile, je ne suis pas un guerrier, ni un commandant… je ne suis qu’un seigneur !
-         Euh… et bien… justement.
Henry réfléchit de nouveau et parut frappé d’une bonne idée.
-         Faites entrer tous ceux qui peuvent se battre, tuez les autres.
-         Mais Monseigneur…
Henry resta silencieux et ne fit aucun bruit.
-         Bon, tu as gagné, finit-il par dire. Envoyez les femmes et les enfants aux écuries, ils s’y cacheront, faites venir les hommes à la cour arrière.
Il fit un pas vers le couloir puis se retourna.
-         Oh… et… faites quérir Frédéric, Phrançois, George et Albert à la salle du trône.
-         Monseigneur, je suis Albert.
-         Et bien qu’attendez-vous pour y aller, et toi aussi George, moi je vais vomir et je vous rejoins.
Et il s’en fut d’un pas rapide.
 
Henry entra dans la salle du trône, tous ceux qu’il voulait y voir y étaient. Il s’assit lentement à sa place et les fixa d’un regard sérieux.
-         Nous séparerons les hommes du village en plusieurs groupes, dit-il. Nous en commanderons chacun un, une fois sur les lieux nous déciderons de qui ira où. Est-ce que l’on m’a bien compris.
-         Père je crois que…
-         Ta gueule George, Vous tous, suivez-moi.
Et ils se dirigèrent vers la cour arrière.
-         Frédéric, prends ce groupe de laiderons, vas à la salle des armes et donnes leurs des flèches, un arc et une dague. Emportes-les ensuite sur la muraille, vous repousserez les échelles et tirerez de l’arc. Phrançois, prends-toi dix hommes et vas à la porte sud, assures-toi qu’elle ne cède pas. Albert, prends ce groupe de fermier et donne leur un cheval, vous attaquerez par l’extérieur, Adieu. Exécution !
Henry les regarda partir.
-         Les autres, vous venez avec moi, nous protègerons la porte principale. Si l’ennemi pénètre la muraille, on se replie au château.
-         Mais Père, il ne reste que moi.
-         Quoi… Oh, mais qu’attends-tu, viens.
Ils ouvrirent la porte et les dix cavaliers, menés par Albert, chargèrent vers l’ennemi. Ils la refermèrent ensuite et la verrouillèrent.
-         Père, croyez-vous qu’il était nécessaire d’envoyer des hommes à l’attaque, on dit que l’armée des Shinois compte plus de deux mille hommes, et des personnes de plus auraient utiles pour protéger la porte.
-         Oui tu as raison, mais je n’ai jamais aimé Albert. Entre moi et toi, je crois qu’il avait des relations avec ta mère, et Dieu seul sait ce que je fais à ceux qui ont des relations avec mes relations.
Un choc les poussa tous deux à terre. Les Shinois avaient défoncé la porte avec un énorme bélier. Henry se leva rapidement et, imité par son fils, referma l’un des deux immenses battants de celle-ci. Et ils tentèrent de la tenir fermée, poussant de toutes leurs forces sur les portes, l’ennemi faisant de même de l’autre côté.
-         Mon fils, part chercher Frédéric, je vais retenir la porte.
-         Mais Père…
-         Dépêches-toi espèce d’innocent, je ne tiendrai pas longtemps. C’est connu, les Shinois ne mesurent pas plus d’un mètre, je pourrai les retenir quelques minutes.
George courut vers le château et disparut dans le tournant d’un sentier.
-         Vous ne pourrez jamais entrer dans ses murailles bande de nains, cria Henry aux Shinois qui poussaient contre la porte.
Et George revint, emportant avec lui Frédéric et plusieurs hommes. Et ceux-ci sortirent leur dague et attendirent les ordres d’Henry.
-         Monseigneur, commença Frédéric, ces hommes ont gâché mon mariage, ouvrez la porte et nous chargerons. Je leur ferai payer leur audace.
-         Es-tu certain de vouloir…
-         George, ferme-la. Au compte de trois j’ouvrirai la porte, que tes hommes se tiennent près, Frédéric.
-         Je leur ferai payer leur audace, reprit celui-ci, et lorsque je reviendrai, j’épouserai Élisabeth.
Et il se lança contre l’ennemi.
 
Henry regarda l’assemblé de femmes et d’enfants, il se devait de faire un discours, comme tout seigneur le ferait suite à une bataille, victoire ou défaite.
-         La bataille est terminée commença-t-il, et nous sommes sauf. Nous pleurons bien sûr tous ceux qui nous ont quittés pour défendre leur patrie, nous pleurons notre cher Albert et notre précieux Frédéric, nous pleurons nos maris, nos pères et nos fils, nous pleurons tous ceux qui ont péri aujourd’hui, nous pleurons ces grands hommes qui par leurs actes héroïques nous ont permis la vie. Je sais, vous êtes veuves et sans père, et pour toujours, mais ce n’est pas vous que les Shinois ont tués, piétinés, fragmentés ou fractionnés, ce n’est pas vous qui avez supplié l’ennemi de vous tués pour ne plus souffrir. Et il ne faut pas perdre foi, car l’ennemi a été repoussé et nous avons étés sauvés.
Il quitta les veuves et les orphelins et se dirigea vers la salle à manger, l’heure du souper approchait et il n’avait pas dîner. Paulette et Phrançois étaient déjà assis à la table.
-         Élisabeth n’a pas fait à manger ce soir, demanda-t-il
-         Son fiancé est mort Henry, elle a du chagrin.
-         Parfait, enfin un bon souper.
Et il mangea avec avidité.
-         Il faudrait que tu ailles lui parler, commença Paulette, son fiancé est mort le jour de son mariage.
-         Oui, répondit Henry, mais pour l’instant, je mange.
-         Je crois qu’il est pressant que tu ailles lui parler ! insista Paulette, son fiancé…
-         Ce que tu es conne, Paulette. Il n’y a rien d’urgeant, Frédéric sera encore mort demain.
Il se leva et quitta la pièce.
-         J’ai du travail à faire, mais dès que j’aurai le temps, j’irai voir Jacqueline.
Il monta rapidement un petit escalier et se rendit à son trône. Il réfléchit quelque temps, les nains avaient étés repoussés, mais il fallait avertir le Roi de Phrance.
-         Que l’on me fasse venir un scribe, ordonna-t-il, et que l’on fasse quérir un messager.
Un scribe vint, apportant avec lui encre, plumes et parchemins.
-         Je veux que tu écrives une lettre à l’adresse du Roi de Phrance, dans laquelle tu diras que deux mille Shinois ont attaqué mon village, Parisbourg, mais qu’ils ont heureusement étés repoussés vers le village voisin.
Et le scribe se mit au travail.
-         Nom de dieux, s’écria celui-ci, le visage rouge de fureur.
-         Qu’y a-t-il, demanda Henry, se levant d’un bond de son trône.
-         J’avais terminé l’écriture de votre lettre, répondit le scribe, mais mon encrier s’est renversé sur mon parchemin.
-         Oui, je vous comprends, saleté de Windows, ça ne marche jamais !
 
Le lendemain matin, un soleil éclatant parvint jusqu’à Henry par une fenêtre de la grande salle. Il abaissa le pied du fauteuil et se leva de son trône. Paulette avait tout de même quelque peu raison, il fallait qu’il parle à Élisabeth. Il se dirigea vers sa chambre, au sommet de la tour Nord. Elle ne dormait pas mais ne faisait que pleurer, et elle ne remarqua pas la présence de son père.
-         Salut ma belle Élisabeth, quelle belle matinée, ne trouves-tu pas ? Dommage que Frédéric ne puisse pas en profiter !
Le visage contre son lit, elle éclata en sanglot.
-         Je sais que c’est dur à accepter, mais ce n’est pas grave, il y a beaucoup d’autre homme dans ce village avec qui tu pourras te marier… Ne t’en fait pas, tout va bien aller, et de toute façon, si Frédéric est mort en combattant de ridicules petits nains, c’est donc qu’il ne méritait pas d’épouser la fille d’un seigneur.
-         Tu… tu es… tu es bien gentil papa… mais je… je veux que tu partes.
-         Et moi dont… mais Paulette veux que je te parle. Alors, je crois que je vais rester encore un peu.
Élisabeth pleura fortement.
-         Oh ma belle Jacqueline, ma grand mère me disait toujours : « Il est stupide de pleurer, car dans notre chagrin nos yeux et notre nez coulent et notre visage devient rouge ».
-         Disait… disait-elle vraiment cela ? C’est ridicule.
-         Non, je ne… je ne l’ai… ne l’ai jamais connue, dit tristement Henri, j’ai simplement eu l’idée d’improviser, mais tout cela pour te dire que tu es très laide lorsque tu pleures.
Élisabeth essuya ses larmes et se moucha.
-         Selon toi, quelle… quelle était sa dernière pensée.
-         Selon moi, il devait se dire : « Mais pourquoi Henry ne m’ouvre-t-il pas la porte, je lui ai pourtant annoncé notre retraite ». Mais je pense qu’en tout dernier, il pensait à toi et lui et au mariage qu’il n’aurait jamais. Tu sais, c’était un grand homme… surtout lorsqu’il était à dos de cheval… Je crois bien qu’avec lui tu aurais été très heureuse.
-         Frédéric, gémit-elle, je l’aimais tellement. Frédéric, je veux que tu reviennes !
-         Élisabeth, ce que tu es idiote, il ne reviendra pas, il est mort. Mais vois le bon côté des choses et sois heureuse. Moi, je suis là, je ne suis pas mort, et le village a survécu.
-         Le village est en cendre, tout comme Frédéric.
-         Oui, mais le château a survécu, et il y a d’autres bons côtés, tu n’auras plus à faire la cuisine, ni pour Frédéric, ni pour les autres, et c’est un très bon côté de la chose, suffisamment bon pour nous faire sourire et nous rendre joyeux.
-         Mais papa… je l’aime, j’aime Frédéric !
-         Oublies-le Jacqueline, il ne sert à rien de penser à ce qui n’est plus.
-         Mais qu’il soit mort où vivant, je l’aime, et je l’aimerai toujours.
-         Ce que tu es conne, il ne sert à rien d’aimer quelqu’un qui ne peut te redonner ton amour, Frédéric est mort, oublie-le. Et moi, il faut que j’y aille, j’ai envie de pisser depuis bien longtemps. Mais euh… penses à ce que je t’ai dit, et nous reparlerons plus tard…
Et il quitta la pièce avec la même pensée que lorsqu’il y était entré : « J’étais pourtant certain que sa chambre était au sous-sol ».
 
Deux jours passèrent, des abris furent construits dans l’enceinte de la muraille et des clôtures furent ajoutées, délimitant la cour arrière où se rendait souvent Henry. Quelques survivants construisirent de nouvelles fermes dans de nouveaux champs, mais la plus grande partie d’entre eux acceptèrent la généreuse offre de leur seigneur que d’habiter la cour du palais. Élisabeth demeura tout ce temps dans sa chambre et refusa de reparler avec son père qui en était bien heureux.
Puis, le matin du troisième jour, revint le messager, apportant avec lui une réponse du Roi. Henry prit le court parchemin et entreprit la lecture :
 
Monseigneur,
 
Nous vous remercions de votre loyauté envers votre roi et votre patrie. Grâce à votre importante information, nous pouvons maintenant confirmer les craintes des conseillers militaires de la Phrance ; Notre belle patrie est attaquée par l’Orient comme par l’Occident, la Shine et l’Angletaire se sont unies dans la guerre contre la Phrance. Et nous vous informons donc par la présente, puisque vous avez réussi à repousser l’ennemi et à diriger vos hommes, que vous serez l’un des commandants des cent navires de guerre que le Roi envoiera en Angletaire. Le droit vous sera fait de choisir votre second officier et de formé une armée de cent hommes. Nous vous attendons à la capitale dans trois jours.
 
Jacques Grandpied,
Scribe du Roi de Phrance
 
Henry laissa tombé le bout de parchemin sur le sol et regarda une à la fois les quelques personnes qui le fixaient.
-         Qu’y a-t-il, demanda anxieusement Phrançois, ramassant le parchemin.
-         Il nous faut partir, répondit Henry.
Phrançois lut attentivement la courte lettre et la donna à Paulette qui lut à son tour.
-         Phrançois, tu es un ami de toujours à qui je fais confiance, j’aimerais que tu sois mon second officier.
-         Je vais répondre sans réfléchir et sur l’impulsion du moment : J’accepte !
-         J’insiste, continua Henry.
-         Euh… Oui, je viens avec vous.
Henry le regarda et sourit.
-         Tu es vraiment digne de confiance, je te confierai même la vie de mon fils. Je veux que l’on réunisse dans la cour arrière tous ceux qui peuvent combattre, tous les villageois et les enfants suffisamment âgés, reprit Henry, que l’on envoie des hommes dans les villages voisins qui sont sous ma protection, il me faut cent hommes.
-         Mais Monseigneur, répondit un homme dans la pièce, aucun autre village n’est sous votre protection.
-         Rien à foutre, répondit Henry, que l’on pende cet homme. Les gens de la rivière à l’est doivent allégeance à la Phrance, que l’on y envoie un messager, car dans quelques jours, c’est la guerre !
Par Soyz - Publié dans : Humour - Communauté : texte et humour
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 05:06

Ca c'est un poème que j'ai écris aujourd'hui. J'ai décidé de faire rimer les quatres ligne des strophes mais je trouve que finalement j'aurais pas du... c'est plus ou moins bon... mais j'aime bien l'avant-dernière strophe.

L'orage

Grandit l'obscurité en un ciel gris
Peu à peu s'avance la nuit
Soudainement, s'effondre la pluie
Surgit la foudre, l'orage rugit

La foudre éclaire le ciel
La furie de l'orage semble éternelle
Et tandis que persiste la pluie torrentielle
Le vent la pousse, l'ensorcelle

Goute par goute, l'eau martèle le sol
Le vent se lève, s'affole
L'orage dévaste les terres agricoles
Les feuilles se détachent, s'envolent

Tandis qu'explose la colère de l'orage
S'obscurcissent les nuages
Recrachant leur rage
Inondant le paysage

Tandis que pleurent les cieux
La pluie sature l'air, ténébreux
Retentit les chants orageux
La terre s'inonde, peu à peu

L'orage persiste, demeure
Malgré le matin qui pleur
Malgré la nuit qui meurt
Encore, l'orage gronde sa fureur



5/10
Par Soyz - Publié dans : Poèmes - Communauté : L'âme du poète
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Samedi 1 septembre 2007 6 01 /09 /Sep /2007 05:22

Ca c'est un autre poème que j'ai écrit aujourd'hui... il est un peu meilleur que l'autre, selon moi. Vas savoir pourquoi, les deux ont six strophes...

Froide Nuit

Le jour agonise tandis que nait la nuit
Se répand le brouillard, envenimant la vision
Se perdent les couleurs, ne demeure que le gris
Sommeille la brume, brouillant les environs

Lentement, se répandent les ténèbres
Tandis que disparait la lumière à l'horizon
Peu à peu, se lève une lune funèbre
Tandis que se couche le soleil, s'endorment ses rayons

Tandis que chantent la cigale et le huard
S'envole la rapace et se cache le rongeur
Peu à peu, s'épaissit le brouillard
Cachant à sa proie le prédateur

Tandis que le jour se voile
Et que s'étend le crépuscule
Uniquement la nuit apparaissent les étoiles
Seul réconfort en ses ténèbres nocturnes

Tandis que le silence chante l'hymne de la nuit
La lune éclaire faiblement la sombre terre
Point de vent, point de bruit
Tandis que vole le chasseur solitaire

Rien, seulement la noirceur
Point de vent, point de bruit
Règne la crainte, la peur
Rien, peu de lumière, peu de vie
Rien, en cette froide nuit



6/10
Par Soyz - Publié dans : Poèmes - Communauté : L'âme du poète
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Je suis un jeune auteur de 17 ans et vous invite à lire et à commenter mes ''oeuvres''. Sur ce blog, se trouvent des poèmes, quelques chansons ainsi que les chapitres d'un texte humouristique plus ou moins de bonne qualité. Prochainement, l'on pourra trouver sur mon blog les chapitres de plusieurs de mes romans. Je vous souhaite une bonne lecture.
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