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Vendredi 31 août 2007 5 31 /08 /Août /2007 07:51

Ca c'est une chanson plutôt longue... habituellement les longues lectures à l'ordinateur me découragent... mais bon... et j'ai laissé tout les refrains, ça paraît donc plus long...

Le Royaume d'Olodan

J'étais un fils de la robuste terre d'Olodan
Royaume qui perdait à chaque jour un peu de son sang
La guerre durait depuis bien avant ma naissance
Mais l’ennemi semblait avoir gagné de la puissance
 
J'étais né en même temps que cette querelle
Et j’allais, semblait-il, mourir avec elle
 
Mon royaume réclamait mon soutien
Il me fallait quitter ma femme et les miens
L’Olodan appelait tous ses soldats
Nous partions tous pour l’ultime combat
Nous devions quitter nos cités, nos maisons
Nous étions mobilisés pour le dernier des affronts
 
Nous allions combattre jusqu'à perdre la vie
Nous, nobles fils d’Olodan, humbles guerriers
Jamais nous n’allions laisser cette terre à l’ennemi
Tant que l’un des nôtres tiendrait sur pieds
 
Mais sachant la guerre déjà perdue
Nous allions rendre à l’ennemi ce qui lui était du
Nous allions montrer aux prix de tous nos combattants
Qui étaient les fils d’Olodan

Je promis à ma femme de revenir vivant
Ignorant ma peur et mes nombreuses craintes
Malgré mes yeux humides et mon corps tremblant
Elle ne devina pas que ma certitude était feinte
 
Je quittai ma cité en retenant mes larmes
Je me sentais écrasé par le poids de mes armes
Je ne voulais pas me tourner et voir ma femme
Je ne voulais pas revoir ses yeux et son visage
Je sentais déjà que me manquait le courage
La tristesse m’envahissait jusqu’au fond de mon âme
 
Jamais je n’avais quitté ma cité
Et maintenant chaque pas m’en éloignait
De plus je ne pouvais m’arrêter
Sachant que je n’y reviendrais jamais
 
L’épée à la taille et le bouclier dans le dos
Nous marchâmes longtemps et sans repos
Ralenti par le poids de mon cœur
Lourd de tourment et de douleur
Je me rendais en terre occidentale
Nous allions tous défendre la capitale
 
Nous allions combattre jusqu'à perdre la vie
Nous, nobles fils d’Olodan, humbles guerriers
Jamais nous n’allions laisser cette terre à l’ennemi
Tant que l’un des nôtres tiendrait sur pieds
 
Mais sachant la guerre déjà perdue
Nous allions rendre à l’ennemi ce qui lui était du
Nous allions montrer aux prix de tous nos combattants
Qui étaient les fils d’Olodan

N'oubliant pas ma promesse
L'image de ma femme imprimée dans le cerveau 
 
J’arrivai à la grande forteresse
Où après quelques heures de repos
L’on nous fit repasser la porte de la muraille
Nous devions combattre sur le champ de bataille
 
Nous n’étions que cent mille combattant
Les derniers guerriers du royaume d’Olodan
Les seul survivant de ce temps meurtrier
Loin de nos femmes et de nos foyers
 
Immobiles, silencieux, le corps raidi par la peur
Nous pouvions entendre les battements de nos cœurs
Il n’y avait nul nuage, il n’y avait pas de vent
Nul part, pas le moindre mouvement
 
Nos yeux guettaient les prairies
Cherchant le moindre signe de l’ennemi
Nous attendions tous dans l’ombre
Qu’arrive l’ennemi en surnombre
 
Nous allions combattre jusqu'à perdre la vie
Nous, nobles fils d’Olodan, humbles guerriers
Jamais nous n’allions laisser cette terre à l’ennemi
Tant que l’un des nôtres tiendrait sur pieds
 
Mais sachant la guerre déjà perdue
Nous allions rendre à l’ennemi ce qui lui était du
Nous allions montrer aux prix de tous nos combattants
Qui étaient les fils d’Olodan
 
Soudain se fit entendre le chant de nombreux cors
Arrivait l’armée rivale qui apportait la mort
Ils étaient imperceptibles dans la pénombre
Mais le son de leur pas laissait deviner leur nombre
 
Devant, se dressa soudain un océan de soldats
Imposants, puissants, disciplinés au combat
Le son de leur pas résonnait dans la vallée
Le dernier des affronts allait débuter
 
Huit cent mille guerriers crièrent d’une forte voix
« Gloire ! Pour les fils de dieux, nobles soldats »
Leur cri résonna fortement, tel la voix du créateur
Nous glaçant le sang jusqu’au fond de nos cœurs
 
Je fus envahi par la peur et l’inquiétude
J’allais mourir j’en avais la certitude
Jamais je n’avais vu une telle armée
Déjà je savais que nous ne pouvions gagner
 
Nous allions combattre jusqu'à perdre la vie
Nous, nobles fils d’Olodan, humbles guerriers
Jamais nous n’allions laisser cette terre à l’ennemi
Tant que l’un des nôtres tiendrait sur pieds
 
Mais sachant la guerre déjà perdue
Nous allions rendre à l’ennemi ce qui lui était du
Nous allions montrer aux prix de tous nos combattants
Qui étaient les fils d’Olodan
 
Soudain les trébuchets de l’ennemi lancèrent d’immenses pierres
Détruisant les remparts, abattant les tours et broyant la chaire
Une volée de flèches partit de la muraille
Faible riposte du peuple d’Olodan
Je ne pouvais attendre, il fallait que j’y aille
Je chargeai vers l’ennemi, tête basse et lame devant
 
Les hommes d’Olodan me suivirent, poussés par mon audace
Nous attaquâmes l’ennemi tels des bêtes voraces
Le sol fut coloré par le rouge du sang
Ce fut le sang de l’ennemi qui colora le champ
 
Nous combattions, désespérés
Les cris résonnaient dans la vallée
La souffrance saturait l’air
Nous entourait la mélodie de la guerre
La peur se faisait distante
Je ne pensais qu’à tuer
La bataille se faisait violente
Les hommes ne cessaient de tomber
 
Nous allions combattre jusqu'à perdre la vie
Nous, nobles fils d’Olodan, humbles guerriers
Jamais nous n’allions laisser cette terre à l’ennemi
Tant que l’un des nôtres tiendrait sur pieds
 
Mais sachant la guerre déjà perdue
Nous allions rendre à l’ennemi ce qui lui était du
Nous allions montrer aux prix de tous nos combattants
Qui étaient les fils d’Olodan
 
La muraille céda soudain sous le poids de l’ennemi
La guerre croyaient-ils était déjà finie
L’armée pénétra la cité
Tuant les hommes, brûlant tout, avec une cruauté efficace
Mais nous continuèrent de tuer avec avidité
Nous sommes une race fier, fier de notre race
Combattant jusqu’au néant
Nous sommes les fils d’Olodan
 
J’étais couvert de blessure et avait environ perdu la vue
J’étais recouvert de sang et ne pensais presque plus
Tuant sans cesse les soldats de l’armée ennemis
Je ne cessais de détruire des vies
 
Soudain une flèche me transperça le dos
Je tombai sur le sol, étendu, le visage dans l’eau
Je me relevai d'un effort pénible
Un archer avait fait de moi sa nouvelle cible
 
J’arrachai la flèche et relevé mon épée
Une lame me fit soudain cracher mon sang
Je retombai sur le sol, incapable de me lever
Je sentais déjà la mort venir
Je ne pouvais tenir ma promesse, mon serment
Je ne pouvais revenir
 
Une autre flèche vint m’achever
La bouche ouverte, couvert de sang, je cessai de bouger
J’avais mentit à la femme que j’aimais tant
Jamais je n’étais revenu, ni mort, ni vivant
 
Nous avions perdu, l’ennemi avait gagné
Mais de leurs huit cent mille hommes, de leur grande armée
Ne restaient qu’une centaine survivant
Huit cent mille hommes avaient été tués par les fils d’Olodan
 
J’ai combattu jusqu'à perdre la vie
Moi, noble fils d’Olodan, humble guerrier
Jamais je n’ai laissé cette terre à l’ennemi
Tant que j’eus tenu sur mes pieds
 
Sachant la guerre déjà perdue
J’ai rendue à l’ennemi ce qui lui était du
J’ai montré aux prix de mon existence
La fierté d’Olodan et sa puissance 


6/10
Par Soyz
Publié dans : Chansons - Communauté : L'âme du poète - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
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