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Vendredi 31 août 2007


Cette chason ci je l'ai écrite avant le royaume d'Olodan. Elles ont environ la même longueur :


Traqué par la mort
 

Nous habitions dans un petit coin
Perdu dans un labyrinthe sans vie de maigres conifères
Éloigné de tout centre urbain
Nous habitions dans un beau petit coin d’enfer
 
Sévissait la sécheresse depuis de nombreux mois
Et sans eau disparaissait toute nourriture
Partout dans les cimetières s’ajoutaient de nombreuses croix
Nous habitions en un lieu de torture
 
La mort était notre habitat
 
Les bêtes affamées dévoraient les enfants et les mères
Les corps méconnaissables pourrissaient sur les trottoirs
Les rats et les corneilles grignotaient leur tendre chaire
Et de nouveau répandaient la peste noire
 
Ma mère était depuis longtemps morte du jadis scorbut
Et jamais je n’avais connu mon brave père
Notre famille entière avait disparue
Ne restait que moi et mon pauvre frère
 
Peu à peu l’herbe sous nos pieds devenait sèche
Et nous avions décidé de quitter cette terre
Que ce soit en char, à pied ou en calèche
Nous voulions quitter l’enfer
 
Et nous partîmes sans provision vers les noires montagnes de l’est
Grande muraille infranchissable protégeant les saintes terres
Où étaient depuis longtemps éteints le scorbut et la peste
Qui en mon village répandaient la mort et la misère
 
Et marchant dans un désert de ruines parsemé de tombes
Nous vîmes derrière nous un petit point à l’horizon
Nous suivait un homme qui semblait d’un autre monde
Portant la chemise, la cravate et le veston
 
Mais du sang coagulé colorait son visage
Et dans son sourire se lisait la démence
Ce voyait dans ces yeux la violence et la rage
Il semblait empreint d’une colère immense
 
Refrain 1 :
Son image brouillait mes pensées, ma vision
Un visage menaçant déformé par la colère
Des cheveux roux et un regard sévère
L’homme nous traquait tel un affreux lion
 
Effrayés de son allure nous prîmes la fuite
Se faufilant derrière les nombreux débris
Mais encore l’homme était à notre poursuite
Semblant en vouloir à nos misérables vies
La peur nous poussant à la course
Nous tentâmes de le sommer lui qui préférait la marche
Mais derrière nous se voyait toujours la crinière rousse
Déformant le paysage tel une étrange tache
 
Refrain 2 :
Mon cœur me lacérait la tête
Mes poumons recrachaient un air glacé
Et inspiraient la mort
Mes pensées perdues dans une tempête
Mon faible corps partout blessé
Je courrais toujours et encore
 
Et ne le voyant plus lorsque vint le crépuscule
Nous crûmes innocemment à la victoire
Mais nous étions tous trois dans la même cellule
Enfermés dans la prison qu’étaient les montagnes noires
 
Et mon frère trépassa à mes côtés la nuit même
Étranglé par l’homme surgi du néant
Ce fut ruisselant de sueur et le teint blême
Que je pris fuite vers les montagnes d’orient
 
Refrain 1 :
Son image brouillait mes pensées, ma vision
Un visage menaçant déformé par la colère
Des cheveux roux et un regard sévère
L’homme me traquait tel un affreux lion
 
Refrain 2 :
Mon cœur me lacérait la tête
Mes poumons recrachaient un air glacé
Et inspiraient la mort
Mes pensées perdues dans une tempête
Mon faible corps partout blessé
Je courrais toujours et encore
 
Plongé dans la cruauté de la solitude
J’étais le dernier être de ma ligné
Et n’importait le nord ou le sud
Puisqu’il viendrait pour me tuer
 
Car, de nouveau un simple point dans le désert,
Il me suivait sans faute à sa nouvelle tâche
Malgré ma fuite solitaire
Malgré ma course sans relâche
 
Il me suivait sous le soleil et la lune
Ignorant tel une machine la fatigue et la faim
Et perdu dans un labyrinthe de malchance te d’infortune
Plus que tout j’espérais semer cet horrible assassin
 
Je pleurais encore la mort de mon pauvre frère
Mais devais sans arrêt progresser sur ces plaines de débris
Plus aucun chemin ne m’était prospère
Ce monde de ruine semblait infini
 
Refrain 1 :
Son image brouillait mes pensées, ma vision
Un visage menaçant déformé par la colère
Des cheveux roux et un regard sévère
L’homme me traquait tel un affreux lion
 
Le semer était impossible sans chemin ni voie
Et ce désert n’offrait autre cachette que les tombes habitées
Ne me restait plus que la fuite par les bois
Les bois que l’on disait austères et hantés
 
Je plongeai donc dans l’ombre des arbres
Où je progressai sans le moindre arrêt
Espérant fuir cet homme macabre
Qui malgré sa lente vitesse me rattrapait
 
Refrain 2 :
Mon cœur me lacérait la tête
Mes poumons recrachaient un air glacé
Et inspiraient la mort
Mes pensées perdues dans une tempête
Mon faible corps partout blessé
Je courrais toujours et encore
 
En ces bois n’y avait que faible lumière
Et les lâches racines me faisaient perdre pied
Les branches piquantes lacéraient ma chaire
Je n’avais encore aussi lentement progressé
 
C’est soudain que je le vis à quelques mètres de moi
Avec à la main un couteau d’argent
Il s’approchait d’un pas maladroit
Sur le visage un rouge récent
 
Refrain 1 :
Son image brouillait mes pensées, ma vision
Un visage menaçant déformé par la colère
Des cheveux roux et un regard sévère
L’homme me traquait tel un affreux lion
 
Je courus vers les ténèbres
Fuyant la mort à mes talons
Fuyant cet homme démentiel
Fuyant ce démon
 
Mais je courrais vers la mort
 
Refrain 2 :
Mon cœur me lacérait la tête
Mes poumons recrachaient un air glacé
Et inspiraient la mort
Mes pensées perdues dans une tempête
Mon faible corps partout blessé
Je courrais toujours et encore
 
Un bruit sourd raisonnant faiblement
Un œil rayonnant dans la noirceur
Derrière moi un faible sifflement
La forêt était pleine de prédateurs
 
Surgit soudain devant moi un ours vorace
L’écume à la bouche et les griffes frappant l’air
Un coup dans les côtes puis dans la face
Je m’effondrai sur un arbre puis tombai par terre
 
Tandis qu’il reniflait l’odeur de mon sang
Je me levai soudain et frappai son museau
Puis je courus vers la liberté, l’orient
Fuyant ces griffes et ces crocs
 
Du sang dessinant les marques de mon passage
Je courus sans regarder derrière
Puis je vis son horrible visage
Et son regard sévère
 
Refrain 1 :
Son image brouillait mes pensées, ma vision
Un visage menaçant déformé par la colère
Des cheveux roux et un regard sévère
L’homme me traquait tel un affreux lion
 
Épuisé je m’en fus dans des herbes hautes
Des herbes solides d’un noir profond
Me lacérant le bras, les jambes et les côtes
Mon sang coulait en de nombreux sillons
 
Aussi blême que la lune je m’effondrai sur le sol
Arriva derrière moi mon horrible poursuivant
Qui resserra sa cravate et replia son col
Tout en laissant entendre un rire menaçant
 
J’étais sans aucun doute prisonnier du véritable enfer
Ici erraient sans but les âmes solitaires
Souffrant continuellement de leurs anciens pêchés
Et se trouvait derrière moi le maître de cette terre
Et moi qui voulais à jamais la quitter
Voilà que mon corps y serait pour l’éternité
 
Deux mains meurtrières s’abattirent sur mon cou
Me levèrent du sol et me tinrent debout
Perdant tout mon sang et cherchant mon souffle
Mes yeux se fermèrent et je vis ma destination
De blancs nuages au-dessus d’un obscur gouffre
Je quittai enfin la demeure du démon
Adieu pays de souffrance et de misère
J’ai enfin rejoint les saintes terres 


7/10
Par Soyz
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