Dimanche 2 septembre 2007
Ça c'est un poème que j'ai écrit aujourd'hui :
À jamais perdu
Marié, père de quatre enfants
Je n'était qu'un jeune marchand
Et soudain tomba la guerre
L'ennemi attaquait nos terres
Le roi avait sonné l'alarme
'' Tous, votre patrie vous réclame ''
Craintif, n'ayant jamais manié d'arme
Je quitté mes fils et ma femme
J'étais un Maoudien, j'en serais digne
Le coeur lourd, je m'en fus au nord
L'on m'envoya combattre aux premières lignes
Là où, sans doute, je trouverais la mort
Mais il fallait que je m'y résigne
L'ennemi était plus nombreux, plus fort
Mais je me battrais jusqu'Ã la fin
Je défendrais ma patrie, les miens
Ma vie...
Pour sauver un pays
La nuit tomba, sombre, obscure
Nulle étoile, point de lune
Je devinais le futur
Caché en mon abri de fortune
Soudain, sonna le cor ennemi
Des flèches volèrent, invisibles dans la nuit
La charge fut lancée, violent assaut
Se mêlèrent glaives, épées et marteaux
Bientôt, l'ennemi fut terrassé
La guerre, croyait-on, était gagnée
Mais l'ennemi n'était point vaincu
Et notre royaume en fut à jamais perdu
Car tout n'était que diversion
Tandis que nous combattions au nord
Ils tuaient notre peuple, brûlaient nos maisons
Ils détruisaient nos cités, abattaient nos forts
En nos terres, n'y avait plus que ruine, dévastation
Ma seule raison de combattre
Ma famille, Ã jamais perdue
Tout n'était que désastre
Désormais, je ne vivrais plus
Tout, anéanti, détruit
La citadelle, abattue
Nul raison à la vie
Notre royaume, Ã jamais perdu
Rien, plus de raison d'être
Nous étions les vaincus
Je pris mon glaive et me fit disparaître
Ma vie était, désormais, à jamais perdue
5/10
Par Soyz
Publié dans : Poèmes
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