Vendredi 7 septembre 2007
Voici un poème que je viens tout juste de finaliser :
Rien
J’ignore lequel ce fut
J’ignore lequel c’était
Je ne saurais rien, rien de plus
Non, je ne saurai jamais
Rien, aucune réponse
Impossible de savoir
Rien, que de mensonge
J’ignore que penser, que croire
Égaré dans un obscur labyrinthe
Forgé de songe et de curiosité
Je cours, je m’éreinte
Mais jamais je ne saurai
Malgré les mois, les années
Malgré les pleurs et les plaintes
Ô non… jamais je ne saurai
Sous mes pieds, le vide de l’ignorance
Au-dessus, un ciel rouge de question
Tandis que je me balance
À mon cou, la corde de la réflexion
Maîtrisant ma contenance
Abattant ma raison
Dominant ma conscience
Usant mon opinion
Ô tant de question quand tu ne sais rien
Tant de pensée quand le savoir n’est tien
Peu à peu, le venin du savoir fuira mes songes
Aspiré par l’oubli
Amis du temps qui se prolonge
Si bons alliés mais ô malsains ennemis
Bientôt, ils me dégageront de mes liens
Me restituant la liberté
Liberté que je voudrais posséder
Par bien d’autre moyen
Ô tant de tourment lorsque le savoir n’est mien
Sombrant dans l’oubli
Chutant, je ne pense point
Ignorant tout, sachant rien
Quittant le soir pour la nuit
Dort, dort ô souvenir imprécis
Dort et part au loin
Ou je ne pourrai te réveiller
Dort, ô dort et quitte mes pensées
À jamais dort et rejoint l’oubli
Mince soulagement mais ô grand répit
7/10
Par Soyz
Publié dans : Poèmes
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